En ce début d’année, l’Office Français de la Biodiversité s’est retrouvée au coeur d’une polémique conséquente ou plusieurs élus ont même évoqué sa suppression. Aujourd’hui encore, les territoires restent marqués par les différents autour de l’établissement public comme dans l’Hérault ou des agriculteurs sont aujourd’hui inquiétés suite à des manifestations datant de janvier.
« Les dealers vous embrassent ».
Comme dans bien des départements de France, beaucoup de Français ont été outrés d’entendre un agent de l’OFB comparer les agriculteurs à des dealers à la radio à une heure de grande écoute.
Cette déclaration qui a suivi plusieurs évènements compliquant les rapports entre l’OFB et le monde rural a mis le feu aux poudres.
Les agriculteurs de la Coordination Rurale ont rapidement appelé à se mobiliser et à refuser les contrôles dans les exploitations.
Même François Bayrou avait remis en cause le travail réalisé par l’OFB, ce a quoi les agents avaient répondu par une grève des contrôles et avaient annoncé qu’ils resteraient aux bureau jusqu’à obtenir des excuses publiques.
Plus précisément, dans les départements de France, ces évènements se sont traduits par des mobilisations fortes des agriculteurs qui, comme dans l’Hérault, se sont rendus aux locaux de l’OFB pour y faire passer leur colère.
Des banderoles, quelques tags et beaucoup de farine ont donc été retrouvés après le passage des agriculteurs pour une manifestation qui, à première vue, s’était déroulée sans encombre. Pourtant, le Préfet ne compte pas laisser passer l’affaire sans demander des comptes et a décidé de porter plainte.
Deux adhérents de la CR34 convoqués à la gendarmerie.
Ce 31 mars, deux des adhérents de la Coordination Rurale de l’Hérault ont été contraints de se présenter à la gendarmerie de Bédarieux après que le Préfet ait porté plainte pour dégradation des bâtiments de l’Office Français de la Biodiversité.
Selon lui, les agriculteurs auraient même menacé des agents de l’OFB lors de cette mobilisation qui n’aurait été montée qu’à la dernière minute sans prévenir les autorités concernées.
Dans un communiqué de presse publié aujourd’hui, la CR34 réfute ces accusations et affirme qu’aucun salarié n’était sur place le soir de la mobilisation et qu’aucun agent n’a été menacé.
De même, le syndicat affirme que les Renseignements Territoriaux ont bien été informés en amont de l’action menée et pour preuve, la gendarmerie était présente.
La CR34 accuse donc les autorités de vouloir faire deux poids et deux mesures vis à vis d’autres syndicats comme la FNSEA qui mène parfois le même genre d’actions sans être inquiété. L’objectif serait donc de discréditer la Coordination Rurale qui pèse de plus en plus dans les élections à la Chambre d’Agriculture.
Les responsables de la CR34 ont également expliqué avoir tenté d’entrer en contact avec François-Xavier Lauch, Préfet de l’Hérault, sans y parvenir.