Le militantisme et la tentative d’imposer le régime végétarien ou végane devient de plus en plus régulière dans l’espace public. Dans les écoles de France aussi, des plats végétariens sont intronisés dans les cantines pour tenter de modifier les habitudes alimentaires de nos chères têtes blondes. A Dax, une de ces expérimentations a tourné court et n’a pas vraiment séduit les élèves dont certains se sont même armés de saucissons en signe de contestation.
Le « veggie jeudi » pour imposer un repas végétarien.
C’est dans le lycée Borda à Dax que des enseignants ont lancé l’idée d’organiser un midi sans viande à la cantine. Ce serait l’occasion de militer pour ce mode de consommation et de « sensibiliser » les élèves aux problèmes de ce monde que le fait d’enlever la viande de son régime alimentaire permettrait d’éviter.
Une date a donc été arrêtée et une campagne de communication a été lancée. Des élèves de l’établissement ont été impliqués dans le projet, des affiches ont été disposées dans le lycée, les réseaux sociaux et le logiciel Pronote ont également été utilisés pour faire la promotion de ce « veggie jeudi ».
Ce jeudi 20 février, les cuisiniers ont donc tenté de sortir le grand jeu en proposant un burrito végétarien et des accompagnements probablement très bons mais surtout sans viande.
A lire aussi : La « DEDA » : un texte de protection animale qui flirte dangereusement avec l’anti-spécisme
Le midi sans viande a eu un goût amer.
Si la majorité des élèves présents n’ont pas fait de vagues et ont consommé ce que la cantine a pu leur servir, l’opération n’a quand même pas vraiment été un succès.
Les cuisiniers ont remarqué que malgré l’investissement dans la communication, la réalité du jour a été assez loin des attentes avec beaucoup de restes dans les assiettes et donc, à jeter.
Les élèves n’ont d’ailleurs pas été les seuls à ne pas adhérer au midi sans viande puisque sur les 1600 repas prévus habituellement, seuls 1200 ont été réellement servis puisque 400 élèves on fait l’impasse et ont mangé ailleurs ce jour là, surement placés ailleurs par leurs parents.
Selon certains médias locaux, si certains élèves présents à la cantine ce jour là ont joué le jeu, d’autres n’ont pas manqué l’occasion de jouer les trublions et ont brandi un saucisson dans le restaurant en guise de protestation, plus humoristique qu’engagée, on l’imagine.
Il vaut mieux en rire qu’en pleurer mais les responsables de ces actions, plus motivés par l’idéologie que par le bien-être des enfants, ne devraient pas perdre de vue que pour des demi-pensionnaires, la cantine est le seul endroit ou il est possible de bien manger et d’accéder à des aliments comme la viande, devenue malheureusement trop chère pour certains foyers…