Si les chasseurs savent bien que l’équilibre est primordial pour une biodiversité qui se porte bien, certaines espèces restent encore protégées par une législation parfois difficile à comprendre. C’est le cas du cormoran qui écume les eaux de France et met en danger plusieurs espèces de poissons sans que rien ne soit mis en place. Un arrêté ministériel vient tout de même de permettre quelques actions pour limiter l’impact de l’oiseau sur la faune aquatique.
Un arrêté pour l’effarouchement et la régulation.
L’arrêté ministériel du 24 février 2025 ouvre les portes aux protecteurs des milieux aquatiques pour agir face aux zones les plus touchées par la prédation du cormoran.
En effet, des piscicultures, des plans d’eau et des cours d’eau qui abritent des espèces en déclin sont prédatées par le cormoran sans distinction et les dégâts sont souvent conséquents.
Pour palier à cette prédation trop importante sur certains secteurs, l’arrêté prévoit donc d’autoriser au niveau préfectoral l’effarouchement et la régulation des cormorans au besoin. Cette autorisation avait déjà été donnée par le passé mais le Conseil d’État avait retoqué l’ancien arrêté qui ne fixait pas de plafond précis sur le nombre de cormorans a réguler, ce qui avait d’ailleurs soulevé la colère de la Fédération Nationale des Pêcheurs
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Des départements sont exclus du dispositif d’effarouchement et de régulation à tir.
Toute la France ne sera pas concernée par ce nouvel arrêté puisque dans certains départements, la sous-espèce de cormoran Phalacrocorax carbo carbo est présente et n’est pas différenciable de son cousin Phalacrocorax carbo sinensis qui est celui qui pose problème.
L’arrêté ne s’appliquera donc pas dans les départements du Calvados, des Côtes-d’Armor, de l’Eure, du Finistère, de l’Ille-et-Vilaine, de la Manche, du Morbihan ni de la Seine-Maritime.