Dans la Manche, l’inquiétude des éleveurs est palpable et on peut comprendre aisément pourquoi. Plusieurs animaux ont été attaqués et si au premier abord, la question se posait au sujet du responsable, des preuves suffisantes ont été découvertes prouvant qu’il ne s’agit pas d’un chien errant mais bien du loup.
23 bêtes tuées près du Mont-Saint-Michel.
Dans la baie du Mont-Saint-Michel, un éleveur a eu l’occasion de voir le loup. Il a fait sa rencontre quelques minutes avant d’aller visiter son troupeau et de constater les dégâts commis par le prédateur.
Des agneaux ont été tués, des brebis ont été poursuivies et se sont enlisées. Celles qui n’ont pas été tuées par le loup sont parfois mortes d’hypothermie, enfoncées dans l’eau, le sable ou la vase jusqu’au cou.
En tout, 6 bêtes sont mortes, 7 ont été durement blessées et une a totalement disparu.
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Dans la région, d’autres attaques ont été subies par les éleveurs et on estime le tableau de chasse total du loup à 23 bêtes.
L’OFB confirme officiellement la présence du loup.
L’Office Français de la Biodiversité a pu enquêter sur les attaques perpétrées dans les communes autour du Mont-Saint-Michel et a confirmé la présence de Canis Lupus.
Si les éleveurs avaient déjà relevé des traces de pattes et les attaques comme preuves, l’OFB a pu prendre des clichés du loup qui ne laissent plus de place aux doutes.
Les habitants de la région sont parfois très surpris d’apprendre que le loup est de retour sur leur territoire. Au delà de la surprise, l’inquiétude est également de mise dans une zone très touristique.
Une cellule départementale spécifique va se réunir courant mars pour travailler sur la question du loup dans la Manche et mettre en place les mesures nécessaires pour les aides et les indemnisations pour les éleveurs.