La mise en place officielle du SIA obligatoire au 1er janvier dernier a rendu un peu plus contraignante la détention d’armes pour les Français. Si les chasseurs, tireurs et passionnés n’ont pas eu de réels problèmes pour se tenir au courant des démarches à mener pour rester dans la légalité, certains détenteurs d’armes héritées ou même trouvées sont aujourd’hui dans l’embarras si ils ne pratiquent aucune activité en relation avec la détention d’une arme à feu.
Les déclarations sont désormais obligatoires.
Depuis déjà plusieurs années, les chasseurs, tireurs sportifs, détenteurs d’armes en tous genres et collectionneurs ont été informés de l’arrivée du SIA, le Système d’Information sur les Armes. Ce système oblige ces détenteurs à inscrire les armes soumises à déclarations sur le site internet prévu par le gouvernement et cela, avec une échéance au 1er janvier dernier.
Même les armes héritées, doivent être déclarées si nécessaire car le gouvernement veut pouvoir suivre les mouvements des armes sur le territoire Français.
Ne pas s’inscrire au SIA peut avoir un impact considérable, à savoir qu’il ne vous sera plus possible d’utiliser l’arme sans risquer un contrôle ni d’emmener votre arme chez un armurier en cas de besoin. Si l’arme n’est pas déclarée au SIA alors qu’elle le devait, l’armurier risque de refuser de prendre en charge votre arme.
Les abandons en gendarmerie restent possibles.
Dans les gendarmeries de France, la communication continue au sujet des armes qui n’ont pas été déclarées et pour lesquelles les propriétaires actuels ne souhaitent pas aller plus loin.
Même si, sur le principe, les abandons devaient être réalisés avant la mise en service officielle du SIA, il reste possible de mener à bien cette démarche qui a déjà eu lieu à grande échelle il y a déjà quelques temps.
Les raisons pour lesquelles les détenteurs d’armes ne sont pas toujours à jour sont multiples, ne serait-ce que par le manque d’information pour ceux qui ne sont pas du tout passionnés et qui ne sont donc pas au courant de l’évolution de la législation.
Les forces de l’ordre rappellent qu’il est possible de suivre la procédure d’abandon tout au long de l’année.
Les particuliers qui décident de se rendre en caserne pour abandonner des armes ne risquent aucune poursuites du fait de la détention illégale ni du transport jusqu’en gendarmerie.
Les personnes ayant des difficultés à se déplacer peuvent même contacter la gendarmerie de leur secteur pour organiser un enlèvement sur rendez-vous.
Bien évidemment, ces abandons concernent les armes à feu, armes blanches et les munitions de petit calibre mais pas les engins de guerre, surtout s’ils sont potentiellement explosifs. Pour le matériel de guerre, un enlèvement spécifique est à prévoir.