CHASSE ACTU

huïtrier pie

Caractéristique :

Il mesure de 40 à 48 cm et pèse de 425 à 820g pour une espérance de vie allant jusqu'à 40 ans!

L’Huîtrier pie est le plus répandu des huitriers. Son élégante silhouette noire et blanche avec son long bec rouge vif le rendent bien distinct au milieu des autres limicoles.

Le mâle adulte en plumage nuptial a le haut du dos, les scapulaires, les couvertures alaires, la tête, le cou et le haut de la poitrine noirs. Sur les ailes, on peut voir une large barre alaire blanche devenant plus étroite et moins régulière vers le bout de l’aile. Le milieu et le bas du dos, le croupion, les couvertures sus-caudales, le bas de la poitrine et l’abdomen sont blancs. La queue présente une barre terminale noire. Sur la tête, le long bec (75-76 mm) est rouge orangé avec l’extrémité jaune orangé. Les yeux sont rouges avec un cercle oculaire rouge vif. Les pattes et les doigts sont roses.

Le mâle adulte en plumage d’hiver est presque semblable, mais il présente un demi-collier étroit et blanc sur le devant du cou. La couleur rouge du bec et des yeux est plus terne et les pattes sont plus claires.

La femelle est semblable au mâle mais elle est légèrement plus grande, avec un bec plus fin et plus long (80-81 mm). Le juvénile ressemble aux adultes avec bec, yeux et pattes plus ternes. Les parties supérieures présentent des plumes bordées de chamois. Il atteint sa maturité sexuelle à 3 ans pour les femelles et à 4 ans pour les mâles.

 

Comportement et reproduction :

L’Huîtrier pie se reproduit davantage au bord des marais salants et sur les plages que sur les côtes rocheuses. Il peut aussi nidifier à l’intérieur des terres dans des zones cultivées ou le long de l’eau. Pendant la saison hivernale, on le trouve dans les vasières des estuaires, les marais salants, les rives sableuses et rocheuses.


L’Huîtrier pie migre vers le sud en hiver. Ces oiseaux voyagent en groupes de 25 à 70 individus disposés en lignes lâches, aussi bien de jour que de nuit. Cette espèce est très fidèle à ses aires d’hivernage. Les distances entre les étapes font probablement moins de 1000 km.


Il se reproduit dans l’ouest de l’Europe, au centre de l’Eurasie, au Kamchatka, en Chine et sur la côte ouest de la Corée. Il hiverne plus au sud, depuis l’Afrique du Nord jusqu’aux côtes du sud de l’Europe. Les oiseaux qui se reproduisent à l’intérieur des terres ont tendance à se déplacer vers les côtes en hiver.

L’Huîtrier pie est monogame, avec une forte fidélité envers le ou la partenaire et aussi au site de reproduction. Il est très territorial pendant cette période. Le mâle effectue des vols nuptiaux accompagnés de mélodieux « tii-tiiip » émis régulièrement. Cette espèce produit une seule couvée par an en raison du long cycle de reproduction, mais elle peut remplacer une couvée perdue en pondant à nouveau.

La saison de reproduction a lieu en avril-mai. Le nid est une dépression grattée dans le sol, tapissée ou non. Il est placé de façon à donner une vue dégagée autour du site du nid. La dépression est faite principalement par le mâle, mais c’est probablement la femelle qui choisit le site. Si le nid est tapissé, on peut y trouver des coquillages et des fragments de rochers quand il se trouve sur une côte. Pour les nids situés à l’intérieur des terres, l’intérieur est tapissé de déjections provenant de petits mammifères.


La femelle dépose 2 à 5 œufs de couleur cryptique. L’incubation dure environ 24 à 35 jours, assurée d’abord par la femelle tandis que le mâle défend le site, mais ensuite, la contribution du mâle augmente et les deux parents incubent à tour de rôle. À la naissance, les poussins sont couverts d’un duvet de couleur cryptique. Ils abandonnent le nid très vite, dans les 24 heures qui suivent l’éclosion. Ils sont nourris par leurs parents. Ils sont emplumés au bout de 33 jours environ mais ils dépendent toujours des adultes pour la nourriture. Les jeunes peuvent rester jusqu’à six mois avec leurs parents.

 

Alimentation :

Il se nourrit surtout de bivalves, crabes, vers de terre et larves d’insectes. Il se nourrit en fouillant le sol souple des côtes, dans les vasières, sur les rives rocheuses et à l’intérieur des terres. Les proies dépendent de la zone de nourrissage. Il utilise différentes techniques afin de briser ou d’ouvrir les coquilles. Il sonde le sol avec son long bec à l’extrémité sensible qui lui permet de trouver sa proie uniquement par contact. Il « attaque » en général les moules quand elles sont en train de se nourrir. À ce moment-là, les valves sont béantes, rendant la tâche plus facile à l’Huîtrier pie qui peut alors sectionner le muscle qui tient les deux valves ensemble. Plusieurs autres proies sont attaquées au moment où elles se nourrissent quand elles se déplacent en dehors de leurs rochers d’attache, ce qui les rend plus vulnérables.

Communauté

  • sabal237 est ami avec OLERON
  • jeanmi43s
    Il y a 5 jours

    Quelque pénible, quelque dangereuse que soit la chasse du chamois, où il n'est que trop fréquent de voir des hommes perdre la vie en roulant au fond des précipices, il est incroyable à quel point la passion pour cette chasse domine ceux qui s'y sont une fois adonnés. On en jugera par le trait suivant: "J'ai connu, dit M.de Saussure, un jeune homme de la paroisse de Sixt, bien fait, d'une jolie figure, qui venait d'épouser une femme charmante. Il me disait: Mon grand père est mort à la chasse, mon père y est mort, et je suis si persuadé que j'y mourrai,

    jeanmi43s que ce sac que vous me voyez, monsieur, et que je porte à la chasse, je l'appelle mon drap mortuaire, parce que je suis sûr que je n'en aurai jamais d'autre. Et pourtant, si vous m'offriez de me faire ma fortune, à condition de renoncer à la chasse du chamois, je n'y renoncerais pas. " Le pressentiment de ce jeune homme se vérifia, car, deux ans après, M. de Saussure apprit que le pied lui avait manqué au bord d'un précipice. Il avait subi la destinée à laquelle il s'était si bien attendu.

    (Jacques Lacombe 1795)
    Il y a 5 jours
  • jeanmi43s uploaded a video.
    Il y a 6 jours