CHASSE ACTU

Grive musicienne

grive musicienneLa grive musicienne ne semble pas menacée par une évolution sensible de son habitat. S'adaptant à la vie citadine, capable d'élire domicile dans les parcs et les jardins, elle peut s'accommoder d'une certaine urbanisation du paysage. Cependant, à l'automne, les bandes innombrables d'individus migrateurs apparaissent comme une ressource inépuisable. Là est peut-être le danger pour un oiseau tellement commun qu'on l'imagine difficilement susceptible de se raréfier.

 

Caractéristique :

La grive musicienne appartient à la famille des Turdidés, comme le merle noir, le rouge-gorge et le rossignol. Son plumage brun-olive sur le dos, blanchâtre et taché de macules noirâtres sur le ventre est identique chez les deux sexes.


D'un poids d'environ 75 g, la grive musicienne est de taille intermédiaire entre celles de ses proches parents : plus petite que la grive litorne et la grive draine, mais plus grande que la grive mauvis. A partir de la mi-février, le mâle, haut perché, émet son chant mélodieux aux motifs répétés, annonciateur d'un printemps tout proche.

Parc de chasse de Baville

Comportement et reproduction :

La grive musicienne est très commune dans le paysage français jusqu'à l'altitude de 1600 m. Présente toute l'année, elle apparaît comme sédentaire. Cependant à partir de mi-septembre, des milliers d'oiseaux de cette espèce quittent les pays scandinaves et d'Europe centrale pour déferler vers le sud de l'Europe de l'Est et même jusqu'en Afrique du Nord. En hiver, ces populations viennent grossir considérablement les rangs de nos grives autochtones, réfugiées sur le littoral Manche-Atlantique et Méditerranéen. La grive musicienne est certainement l'un des oiseaux les plus chassés en France, notamment dans le Sud-Ouest et le Sud-Est de notre pays.

Au printemps et en été, la grive musicienne affectionne des taillis bien garnis, agrémentés çà et là de jeunes résineux, en particulier d'épicéa. Toutefois, la grive musicienne ne dédaigne pas les bois de feuillus. Elle préfère un sol frais, voire légèrement humide. Au cours de l'hiver, la présence de nourriture règle sa répartition.


Dès avril, les premières pontes, de 4 à 5 œufs, sont déposées dans un nid garni de "ciment" de boue séchée. Après 2 semaines d'incubation, les œufs éclosent. Les jeunes s'envolent à l'âge de 17 jours. Dans la plupart des cas, une deuxième et même une troisième couvée se succèdent.

 

Alimentation :

L'essentiel de son régime alimentaire est composé de proies animales. Les insectes et leurs larves, les vers de terre et les petits escargots qu'elle casse parfois à l'aide d'un caillou qui lui sert d'enclume, sont quotidiennement au menu. En automne, elle consomme de nombreux fruits, tels que les mûres, les baies de houx, de lierre ou de genièvre et des grains de raisin.

Communauté

  • sabal237 est ami avec OLERON
  • jeanmi43s
    Il y a 5 jours

    Quelque pénible, quelque dangereuse que soit la chasse du chamois, où il n'est que trop fréquent de voir des hommes perdre la vie en roulant au fond des précipices, il est incroyable à quel point la passion pour cette chasse domine ceux qui s'y sont une fois adonnés. On en jugera par le trait suivant: "J'ai connu, dit M.de Saussure, un jeune homme de la paroisse de Sixt, bien fait, d'une jolie figure, qui venait d'épouser une femme charmante. Il me disait: Mon grand père est mort à la chasse, mon père y est mort, et je suis si persuadé que j'y mourrai,

    jeanmi43s que ce sac que vous me voyez, monsieur, et que je porte à la chasse, je l'appelle mon drap mortuaire, parce que je suis sûr que je n'en aurai jamais d'autre. Et pourtant, si vous m'offriez de me faire ma fortune, à condition de renoncer à la chasse du chamois, je n'y renoncerais pas. " Le pressentiment de ce jeune homme se vérifia, car, deux ans après, M. de Saussure apprit que le pied lui avait manqué au bord d'un précipice. Il avait subi la destinée à laquelle il s'était si bien attendu.

    (Jacques Lacombe 1795)
    Il y a 5 jours
  • jeanmi43s uploaded a video.
    Il y a 6 jours