CHASSE ACTU

Gros plan sur la chasse aux perdreaux rouges en Espagne



Contrairement à d'habitude Chasse Passion ne vous invites pas cette fois-ci à découvrir un mode de chasse de l'intérieur. Nous allons vous présenter simplement ce qu'est la chasse aux perdreaux rouge en Espagne, et vous faire part de quelques conseils avisés pour que vous puissiez partir dans les meilleurs conditions.

Le petit gibier en France ce raréfie et nombre de chasseurs cherchent désormais de nouveaux horizons pour chasser avec leurs fidèles compagnons. Mais la société moderne, avec son lot de contraintes en termes de temps et de budget brise parfois certaines ambitions. Et pourtant, la solution ce trouve juste à côté de nous. L'Espagne est un pays de chasse et les Espagnol un peuple de chasseurs. Plus qu'un sport, c'est une culture à part entière avec son aspect social, traditionnel et gastronomique, mais aussi un business et de nombreuses chasses commerciales ont fleuri à travers le pays ... avec du très bon, du bon et du beaucoup moins bon.

Parlons du perdreau rouge, gibier emblématique du sud de la France qui connaît des jours bien sombres, mais qui continue de passionner de nombreux chasseurs. L'Espagne dispose de nombreux territoires qui proposent de chasser ce gibier. Mais attention, n'allait pas n'importe où ? De nombreuses chasses sont tombées dans le travers d'une pratique trop commerciale avec des perdreaux de faibles qualités et avec une pression de chasse beaucoup trop lourde.

Pour réussir votre séjour, orientez-vous vers des territoires qui pratiquent un minimum de gestion, soit sur des souches naturelles (agrainage, piégeage, comptage), soit avec des repeuplements effectués l'été pour proposer des oiseaux sportifs dès l'ouverture. La saveur de la chasse n'en sera que plus forte avec un gibier de qualité qui mettra à rude épreuve votre chien, mais aussi votre habileté au tir. Rappelons qu'un perdreau de bonne souche, mis sur un territoire adapté est un adversaire redoutable. Les chiens doivent faire preuve de persévérance pour chasser des heures durant sur des territoires exigeants avec des oiseaux, certes présents à bonne densité, mais qui rusent constamment, piètent et volent à la moindre occasion.
Mais la chasse en Espagne, c'est aussi et avant tout un moment de détente et partir des ce pays permet au chasseur épicurien de passer à coup sur un bon moment. La météo, généralement agréable, ne gâche rien à la fête.

Du point de vue des prélèvements, votre budget fixera en partie le tableau escompté mais en moyenne, sur de bons territoires, 10 à 15 perdreaux par jour et par chasseur semblent être un chiffre honnête à annoncer. Gardons en mémoire que pour tuer 15 perdreaux, on en loupe presque autant. Rajoutons à cela les oiseaux ce que le chien arrête sans offrir de possibilité de tir et vous vous retrouvez avec une journée bien rempli et pleine d'actions de chasse.
Dernier point, la taille du groupe de chasseur est aussi à prendre en considération. En effet, l'idéal est de former un groupe de 3 à 6 chasseurs afin de pouvoir mettre en place une chasse « collective » où chacun va lever ses perdreaux mais aussi en envoyer à son copain. C'est une bonne méthode pour maximiser l'efficacité du travail des chiens.

Bref, l'Espagne est vraiment un pays de chasse et voici en quelques points les raisons pour faire ce « petit » déplacement :
- proximité et accessibilité en voiture
- facilité pour transporter les armes et les chiens
- densité de gibier
- ambiance, gastronomie, météo
- budget attractif pour un court séjour de petite chasse

Pierre-jean Lacombe
Univers chasse et pêche

 


Communauté

  • jeanmi43s histoires de chasse
    Il y a 2 jours

    La situation était des plus critiques, car partout c'était la mort en perspective. En brave, qui n'ignore pas que c'en est fait de lui, mais qui du moins veut lutter jusqu'au bout et vendre chèrement sa vie, le sanglier vint s'adosser contre le mur et fit tête à la meute grouillante et mordante qui en un instant l'assaillit de tous cotés, cherchant à le saisir aux écoutes.
    Raidissant ses membres puissants et se secouant de droite et de gauche, le ragot se débarrassa de la grappe dévorante qui lui tenaillait la chair, puis, comme la foudre, tombant au milieu des chiens,

    jeanmi43s il décousit en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, trois des plus mordants, puis, de nouveau vint s'acculer au mur. L'œil en feu, les soies hérissées, le ragot était vraiment superbe d'attitude à cette heure, et bien que blessé déjà et perdant son sang en abondance, il semblait de taille et de force à continuer longtemps encore la lutte.
    La brisée, qui mieux que tout autre le comprenait, avait saisi sa carabine et il épaulait déjà prêt à faire feu, quand Matador, bien que blessé lui même, s'élança sur le sanglier et le saisissant à l'écoute de gauche, s'y cramponna si bien que ce dernier malgré tous ses efforts, ne put parvenir à se débarrasser de son étreinte.
    Alors commença une lutte épique: les chiens acharnés à sa perte lui infligeaient les plus terribles morsures; lui de son coté ripostait vaillamment en frappant à droite et à gauche et à chaque coup répondait un hurlement plaintif, tandis que l'un des chiens roulait le flanc ouvert, les intestins pendant sur le sol.
    Mis dans l'impossibilité de tirer dans la crainte de blesser les chiens, La Brisée allait se décider à servir l'animal au couteau de chasse, quand ce dernier, tiraillait en tous sens, réduit aux abois, et se sentant à bout de forces, parvint par un dernier effort, à gagner la tourbière et se précipita tête baissée dans l'abîme entrainant avec lui ses plus mortels ennemis.
    "Tonnerre de Brest!" s'écria le piqueur en se précipitant à bas de son cheval pour se porter au secours des chiens.
    Il était trop tard hélas! le sanglier, poursuivant son œuvre vengeresse, s'était éloigné du bord et se trouvait hors de portée, il enfonçait peu à peu, et son petit œil perçant, lançait des éclairs en fixant la rive, sur laquelle restaient immobiles les témoins de cette scène étrange.
    Quelques instants plus tard, tout était terminé, les victimes avaient disparu à jamais, et la tourbière avait repris son allure endormie.
    Le retour fut triste; ne venions nous pas de perdre nos meilleurs chiens de tête. C'est égal, c'était un brave que ce ragot, et il est mort au champ d'honneur!

    (C.d'Amezeuil.1883)
    Il y a 2 jours
  • jeanmi43s uploaded a video.
    Il y a 4 jours
  • Webmaster uploaded a video.
    Il y a 5 jours