CHASSE ACTU

 

petite vénerieLes équipages de Petite Vénerie chassent le lièvre et le lapin mais aussi le renard.

La chasse de ces animaux ne nécessite pas forcément de chevaux, les distances parcourues par ces animaux lors d'une chasse étant beaucoup plus courtes. Est considéré comme meute de vénerie, un ensemble de chiens, rassemblant un minimum de 6 chiens de race homogène créancés sur le même animal.

Selon les régions et le gibier chassé, les chiens sélectionnés par l'équipage pourront être de races très diverses, généralement plus courtes sur pattes que les grands chiens courrants. Les meutes sont également moins nombreuses et donc moins coûteuses d'entretien.

Pour chasser le lièvre ou le lapin, il n'ait pas non plus besoin de milliers d'hectares comme pour la vénerie du cerf ou du sanglier, les frais engendrés par la création et l'entretien d'un équipage de petite vénerie sont donc accessibles au plus grand nombre. Les cotisations s'élèvent par an à quelques centaines d'euros, tout au plus. A pied, la plupart du temps, ces veneurs ont une tenue plus légère que leurs homologues chassant à cheval.

 

Pas de redingote, ni de bottes à chaudron donc pour courir à travers champ, et la toque de cavalier est généralement remplacée par une simple casquette. Seul le gilet et une "cravate" portant le bouton de l'équipage, rappelleront l'étiquette et l'élégance codifiées par Louis XIV. La trompe "à la Dampierre" sera souvent remplacée par une simple "pibole", plus facile à porter au cours de ces courses à pied extrêmement sportives à travers la campagne. Parce que cette chasse demande une grande forme physique (le piqueux courre derrière ses chiens toute la journée durant…) ou parce qu'elle est beaucoup moins onéreuse que la grande vénerie, la petite vénerie attire un public plus jeune et socialement plus diversifié. Beaucoup de ces équipages sont composés de ruraux, agriculteurs, éleveurs et villageois réunis par une même passion.

 


Communauté

  • jeanmi43s histoires de chasse
    Il y a 2 jours

    La situation était des plus critiques, car partout c'était la mort en perspective. En brave, qui n'ignore pas que c'en est fait de lui, mais qui du moins veut lutter jusqu'au bout et vendre chèrement sa vie, le sanglier vint s'adosser contre le mur et fit tête à la meute grouillante et mordante qui en un instant l'assaillit de tous cotés, cherchant à le saisir aux écoutes.
    Raidissant ses membres puissants et se secouant de droite et de gauche, le ragot se débarrassa de la grappe dévorante qui lui tenaillait la chair, puis, comme la foudre, tombant au milieu des chiens,

    jeanmi43s il décousit en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, trois des plus mordants, puis, de nouveau vint s'acculer au mur. L'œil en feu, les soies hérissées, le ragot était vraiment superbe d'attitude à cette heure, et bien que blessé déjà et perdant son sang en abondance, il semblait de taille et de force à continuer longtemps encore la lutte.
    La brisée, qui mieux que tout autre le comprenait, avait saisi sa carabine et il épaulait déjà prêt à faire feu, quand Matador, bien que blessé lui même, s'élança sur le sanglier et le saisissant à l'écoute de gauche, s'y cramponna si bien que ce dernier malgré tous ses efforts, ne put parvenir à se débarrasser de son étreinte.
    Alors commença une lutte épique: les chiens acharnés à sa perte lui infligeaient les plus terribles morsures; lui de son coté ripostait vaillamment en frappant à droite et à gauche et à chaque coup répondait un hurlement plaintif, tandis que l'un des chiens roulait le flanc ouvert, les intestins pendant sur le sol.
    Mis dans l'impossibilité de tirer dans la crainte de blesser les chiens, La Brisée allait se décider à servir l'animal au couteau de chasse, quand ce dernier, tiraillait en tous sens, réduit aux abois, et se sentant à bout de forces, parvint par un dernier effort, à gagner la tourbière et se précipita tête baissée dans l'abîme entrainant avec lui ses plus mortels ennemis.
    "Tonnerre de Brest!" s'écria le piqueur en se précipitant à bas de son cheval pour se porter au secours des chiens.
    Il était trop tard hélas! le sanglier, poursuivant son œuvre vengeresse, s'était éloigné du bord et se trouvait hors de portée, il enfonçait peu à peu, et son petit œil perçant, lançait des éclairs en fixant la rive, sur laquelle restaient immobiles les témoins de cette scène étrange.
    Quelques instants plus tard, tout était terminé, les victimes avaient disparu à jamais, et la tourbière avait repris son allure endormie.
    Le retour fut triste; ne venions nous pas de perdre nos meilleurs chiens de tête. C'est égal, c'était un brave que ce ragot, et il est mort au champ d'honneur!

    (C.d'Amezeuil.1883)
    Il y a 2 jours
  • jeanmi43s uploaded a video.
    Il y a 4 jours
  • Webmaster uploaded a video.
    Il y a 5 jours