CHASSE ACTU

Interview Jean Sacleux, directeur chez Chassemarket



chassemarket

Monsieur Sacleux, vous l'un des dirigeants de Chassemarket, Quel est votre parcours ?

Responsable centrale d'achat dans les grandes surfaces de Bricolage pendant 11 ans dans une PME du Nord de La France Suite obtention d'un BTS Force de Vente.

Comment est né Chassemarket ?

Chassemarket est né d'une passion étant chasseur depuis 26 ans et d'un savoir faire. J'ai eu l'idée de profiter de mon expérience professionnelle pour en faire bénéficier les chasseurs (voir les tarifs très compétitifs sur le site). Le but est que chacun puisse exercer sa passion, même s'il n'en a pas tout à fait les moyens financiers surtout en cette période de crise.

Vous êtes sur un marché qui contient déjà pas mal d’acteurs, comment se démarquer, faire la différence ?

Il faut de la concurrence pour se remettre chaque jour en question, elle est nécessaire. Seules resteront les sociétés sérieuses, réactives à l'écoute de leurs clients.
Se démarquer c'est apporter régulièrement des nouveautés, suivre les commandes de ses clients, être disponible au téléphone (chose rare pour les sites internet), livrer rapidement, assurer les services après vente. Il ne faut pas se  réfugier derrière un téléphone, en cas de problème il faut y faire face comme par exemple réparer une arme sous garantie et satisfaire ses clients. Sans prétention aucune nous sommes très bien côté sur le net à ce sujet.

Le prix est-il le seul élément important pour un site de VPC ?

Comme je viens de le dire un peu plus haut le prix est important surtout durant cette période difficile, mais il ne fait pas tout. Sans services dignes de ce nom, une société qui ne fait que du prix ne tiendra pas longtemps, il est difficile de se créer une réputation mais très facile de la perdre. Le service fait partie des points essentiels pour la pérennité de notre entreprise, par exemple le conseil pour l'achat d'une arme est primordial pour les jeunes chasseurs.

Sur internet, entre concurrents, tous les coups sont-ils permis ?

Non on peut se battre commercialement mais tous les coups en ce qui me concerne ne sont pas permis. On peut être concurrent sans dénigrer ses confrères, d'ailleurs souvent quand on critique une société c'est que l'on n'a pas d'arguments commerciaux et que l'on n'a pas d'autre échappatoire. Les sites par correspondance sont souvent mal vus par les armuriers ayant un magasin physique car ceux ci pensent qu' il n'y a à aucun coûts quand on vends des produits par correspondance (nous n'interdisons personne d'en faire autant...).
Ceci  est faux pour plusieurs raisons :  la logistique, la maintenance, la communication sont des postes onéreux et le travail est diffèrent, quotidien et très prenant.
Nous avons eu beaucoup d' opposition au départ, ou certains d'entre eux appelés nos fournisseurs et partenaires pour nous évincer de ce marché en employant des méthodes dignes de gangsters peu fréquentables ! (j'exagère un peu mais on n'est pas loin de la vérité... certains se reconnaitront)
D' autres plus intelligents et plus sérieux ont également un site internet où les produits sont différents de ceux disponibles en magasin et travaillent sans se soucier de "Chassemarket", ce qui ne les empêche pas de progresser, d'avoir pignon sur rue et qui sont aujourd'hui les meilleurs acteurs du moment (ceux là ont tout compris...)
Pour conclure le soleil brille pour tout le monde, la concurrence est nécessaire et internet est un nouvel outil de vente dans le secteur de la chasse qui a pris beaucoup de retard par rapport aux autres secteurs. Dans les années à venir la vente sur internet va se développer fortement grâce à la nouvelle génération qui arrive et qui est plus habituée à commander sur le net.

Quels sont les produits qui se vendent le mieux ?

Sur le net ce sont les produits premiers prix qui se vendent le mieux sans vraiment de produit qui se démarquent par rapport à d'autres.
Nous n'avons pas la prétention de vendre des fusils hauts de gamme, où bien souvent le client préfère passer en magasin pour voir la finition et mettre son arme en conformité.
Les nouveautés par contre sont souvent prisées des chasseurs!

Peut-il exister une vrai relation client quand on est un site Internet ? Le client est-il aussi difficile qu’en boutique ?

Elle est indispensable, communiquer c'est le point le plus important. Nous avons un numéro de téléphone avec un véritable service, une disponibilité  et une adresse mail pour échanger avec nos clients.
Le fait d'être derrière un téléphone est plus difficile que d'avoir le client physiquement en face de soi, car il est plus direct et ose vous dire les choses plus spontanément (demande une remise, un geste commercial.....) Concernant les produits, il est aussi exigeant qu'en magasin ce qui est normal puisque les produits que nous vendons sont neufs (nous ne faisons pas d'occasion), la qualité et le suivi doivent être les mêmes. Communiquer avec son client c'est établir un rapport gagnant gagnant!

Est-ce compliqué de gérer les retours ? (produits abimés, mauvaise foi…)

Ce n'est pas compliqué à gérer, une procédure a été créée en interne pour les reprises de produits, échanges quand le client n'est pas satisfait ou en cas de service après vente ce qui arrive.
Nous avons fait en sorte que ce soit le plus rapide simple et efficace possible!

Serez-vous un jour présent sur des salons ?

Nous ne travaillons pas actuellement les salons, ce n'est pas notre cible pour le moment. Nous ne voulons pas nous montrer partout ce n'est pas la politique de la maison, nous voulons faire bien là ou nous sommes ce qui demande déjà beaucoup de travail. Nous sommes invités régulièrement par les importateurs, qui sait un jour peut être!

Quel avenir pour Chassemarket ?

Du bonheur j'espère et pleins de nouveaux clients satisfaits, chose que nous nous efforçons de faire quotidiennement.

Nous avons un projet à court terme qui reste confidentiel pour le moment.

Il ne vous reste plus qu'à visiter : http://www.chassemarket.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Communauté

  • jeanmi43s histoires de chasse
    Il y a 2 jours

    La situation était des plus critiques, car partout c'était la mort en perspective. En brave, qui n'ignore pas que c'en est fait de lui, mais qui du moins veut lutter jusqu'au bout et vendre chèrement sa vie, le sanglier vint s'adosser contre le mur et fit tête à la meute grouillante et mordante qui en un instant l'assaillit de tous cotés, cherchant à le saisir aux écoutes.
    Raidissant ses membres puissants et se secouant de droite et de gauche, le ragot se débarrassa de la grappe dévorante qui lui tenaillait la chair, puis, comme la foudre, tombant au milieu des chiens,

    jeanmi43s il décousit en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, trois des plus mordants, puis, de nouveau vint s'acculer au mur. L'œil en feu, les soies hérissées, le ragot était vraiment superbe d'attitude à cette heure, et bien que blessé déjà et perdant son sang en abondance, il semblait de taille et de force à continuer longtemps encore la lutte.
    La brisée, qui mieux que tout autre le comprenait, avait saisi sa carabine et il épaulait déjà prêt à faire feu, quand Matador, bien que blessé lui même, s'élança sur le sanglier et le saisissant à l'écoute de gauche, s'y cramponna si bien que ce dernier malgré tous ses efforts, ne put parvenir à se débarrasser de son étreinte.
    Alors commença une lutte épique: les chiens acharnés à sa perte lui infligeaient les plus terribles morsures; lui de son coté ripostait vaillamment en frappant à droite et à gauche et à chaque coup répondait un hurlement plaintif, tandis que l'un des chiens roulait le flanc ouvert, les intestins pendant sur le sol.
    Mis dans l'impossibilité de tirer dans la crainte de blesser les chiens, La Brisée allait se décider à servir l'animal au couteau de chasse, quand ce dernier, tiraillait en tous sens, réduit aux abois, et se sentant à bout de forces, parvint par un dernier effort, à gagner la tourbière et se précipita tête baissée dans l'abîme entrainant avec lui ses plus mortels ennemis.
    "Tonnerre de Brest!" s'écria le piqueur en se précipitant à bas de son cheval pour se porter au secours des chiens.
    Il était trop tard hélas! le sanglier, poursuivant son œuvre vengeresse, s'était éloigné du bord et se trouvait hors de portée, il enfonçait peu à peu, et son petit œil perçant, lançait des éclairs en fixant la rive, sur laquelle restaient immobiles les témoins de cette scène étrange.
    Quelques instants plus tard, tout était terminé, les victimes avaient disparu à jamais, et la tourbière avait repris son allure endormie.
    Le retour fut triste; ne venions nous pas de perdre nos meilleurs chiens de tête. C'est égal, c'était un brave que ce ragot, et il est mort au champ d'honneur!

    (C.d'Amezeuil.1883)
    Il y a 2 jours
  • jeanmi43s uploaded a video.
    Il y a 4 jours
  • Webmaster uploaded a video.
    Il y a 5 jours