CHASSE ACTU






Caractéristiques :

Puissant et d'allure noble, ce chien a un air doux, un peu triste, avec une tête allongée, forte et à la peau ridée. Sa truffe est développée, les babines tombantes, de même que la paupière inférieure, qui laisse apparaître la muqueuse oculaire. Ses oreilles sont caractéristiques : longues, fines et papillotées, elles sont attachées très bas ainsi que sa queue, portée en faucille. De ses antérieurs forts à sa poitrine développée, de sa cuisse large à son dos bien soutenu, tout dénote chez lui la puissance. Son poil, fourni, est blanc avec des taches noires, truité. Des pastilles feu maquillent le dessus de ses yeux, de même que ses joues, ses babines, ses oreilles et sa queue.

Aptitudes à la chasse :

Ce courant, très fin de nez et tenace, est un excellent rapprocheur. Pisteur de choc à la gorge puissante, particulièrement résistant et mordant, le grand bleu de Gascogne était autrefois utilisé et largement apprécié comme chasseur de loup. Surtout
employé à la chasse du lièvre, mais aussi à celles du sanglier et du chevreuil, c'est un spécialiste des voies difficiles, capable de chasser sur les sols les plus arides, et aussi par temps chaud.

Alimentation :

Ce chien rustique n'est pas exigeant en la matière. Comptez 500 g de viande par jour, ou l'équivalent en aliment complet sec ou humide (plus économique). Si vous optez pour la pâtée maison, ayez soin d'y ajouter tous les compléments alimentaires nécessaires à la santé et aux performances du chien.

Soumis, comme tous les chiens de meute, ce chien ne pose pas de problème particulier d'éducation. La manière douce, fondée sur un
apprentissage progressif, reste la meilleure.

Ce chien de meute est fait pour vivre en chenil, avec un espace suffisant pour qu'il puise s'ébattre à sa guise. La ville n'est pas indiquée pour lui.




Communauté

  • jeanmi43s histoires de chasse
    Il y a 2 jours

    La situation était des plus critiques, car partout c'était la mort en perspective. En brave, qui n'ignore pas que c'en est fait de lui, mais qui du moins veut lutter jusqu'au bout et vendre chèrement sa vie, le sanglier vint s'adosser contre le mur et fit tête à la meute grouillante et mordante qui en un instant l'assaillit de tous cotés, cherchant à le saisir aux écoutes.
    Raidissant ses membres puissants et se secouant de droite et de gauche, le ragot se débarrassa de la grappe dévorante qui lui tenaillait la chair, puis, comme la foudre, tombant au milieu des chiens,

    jeanmi43s il décousit en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, trois des plus mordants, puis, de nouveau vint s'acculer au mur. L'œil en feu, les soies hérissées, le ragot était vraiment superbe d'attitude à cette heure, et bien que blessé déjà et perdant son sang en abondance, il semblait de taille et de force à continuer longtemps encore la lutte.
    La brisée, qui mieux que tout autre le comprenait, avait saisi sa carabine et il épaulait déjà prêt à faire feu, quand Matador, bien que blessé lui même, s'élança sur le sanglier et le saisissant à l'écoute de gauche, s'y cramponna si bien que ce dernier malgré tous ses efforts, ne put parvenir à se débarrasser de son étreinte.
    Alors commença une lutte épique: les chiens acharnés à sa perte lui infligeaient les plus terribles morsures; lui de son coté ripostait vaillamment en frappant à droite et à gauche et à chaque coup répondait un hurlement plaintif, tandis que l'un des chiens roulait le flanc ouvert, les intestins pendant sur le sol.
    Mis dans l'impossibilité de tirer dans la crainte de blesser les chiens, La Brisée allait se décider à servir l'animal au couteau de chasse, quand ce dernier, tiraillait en tous sens, réduit aux abois, et se sentant à bout de forces, parvint par un dernier effort, à gagner la tourbière et se précipita tête baissée dans l'abîme entrainant avec lui ses plus mortels ennemis.
    "Tonnerre de Brest!" s'écria le piqueur en se précipitant à bas de son cheval pour se porter au secours des chiens.
    Il était trop tard hélas! le sanglier, poursuivant son œuvre vengeresse, s'était éloigné du bord et se trouvait hors de portée, il enfonçait peu à peu, et son petit œil perçant, lançait des éclairs en fixant la rive, sur laquelle restaient immobiles les témoins de cette scène étrange.
    Quelques instants plus tard, tout était terminé, les victimes avaient disparu à jamais, et la tourbière avait repris son allure endormie.
    Le retour fut triste; ne venions nous pas de perdre nos meilleurs chiens de tête. C'est égal, c'était un brave que ce ragot, et il est mort au champ d'honneur!

    (C.d'Amezeuil.1883)
    Il y a 2 jours
  • jeanmi43s uploaded a video.
    Il y a 4 jours
  • Webmaster uploaded a video.
    Il y a 5 jours