CHASSE ACTU

Caractéristiques :

Il existe trois français : le français blanc et noir, à la robe blanc et noir à grand manteau ou à taches noires plus ou moins étendues, le français orange et blanc et le français tricolore, à manteau plus ou moins étendu. Le poil est toujours ras, assez fin. Elégant, bien proportionné et musclé, ce chien a l' air vif et intelligent. Son fouet, porté haut, accentue sa distinction. Sa tête est plutôt allongée, avec un crâne volumineux, légèrement bombé, une truffe bien développée et de grands yeux. Le cou est long et assez fort, la poitrine profonde et
bien descendue. Les membres sont puissants, avec des antérieurs forts et larges, et des cuisses longues et musclées.

 

Aptitudes à la chasse :

Ce grand chien d'ordre est un spécialiste du cerf, du sanglier et du chevreuil. S'il est fin de nez, criant, rapide et endurant, on doit toutefois noter que chacune des trois variétés de français possède un caractère et des mérites différents, en raison des origines de chacune. Le français est une race presque exclusivement destinée à la chasse à courre.

Alimentation :

Ce chien rustique n'est pas difficile et s'accommode aussi bien d'une alimentation industrielle que maison. Il est important que sa ration soit équilibrée, donc que vous apportiez les compléments alimentaires nécessaires si vous préparez vous-même sa pâtée. Il faudra compter environ 500 g de viande par jour, plus en période de travail.

Ce chien de meute est affectueux. Son éducation doit être douce et progressive. Au sein de la meute, chaque chien trouve sa place naturelle, en fonction de ce qu'il sait faire le mieux.

Ce chien de meute est fait pour vivre dans un vaste chenil où il pourra s'ébattre librement. Des sorties fréquentes viendront agrémenter son
ordinaire, même hors des périodes de chasse


Communauté

  • jeanmi43s histoires de chasse
    Il y a 2 jours

    La situation était des plus critiques, car partout c'était la mort en perspective. En brave, qui n'ignore pas que c'en est fait de lui, mais qui du moins veut lutter jusqu'au bout et vendre chèrement sa vie, le sanglier vint s'adosser contre le mur et fit tête à la meute grouillante et mordante qui en un instant l'assaillit de tous cotés, cherchant à le saisir aux écoutes.
    Raidissant ses membres puissants et se secouant de droite et de gauche, le ragot se débarrassa de la grappe dévorante qui lui tenaillait la chair, puis, comme la foudre, tombant au milieu des chiens,

    jeanmi43s il décousit en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, trois des plus mordants, puis, de nouveau vint s'acculer au mur. L'œil en feu, les soies hérissées, le ragot était vraiment superbe d'attitude à cette heure, et bien que blessé déjà et perdant son sang en abondance, il semblait de taille et de force à continuer longtemps encore la lutte.
    La brisée, qui mieux que tout autre le comprenait, avait saisi sa carabine et il épaulait déjà prêt à faire feu, quand Matador, bien que blessé lui même, s'élança sur le sanglier et le saisissant à l'écoute de gauche, s'y cramponna si bien que ce dernier malgré tous ses efforts, ne put parvenir à se débarrasser de son étreinte.
    Alors commença une lutte épique: les chiens acharnés à sa perte lui infligeaient les plus terribles morsures; lui de son coté ripostait vaillamment en frappant à droite et à gauche et à chaque coup répondait un hurlement plaintif, tandis que l'un des chiens roulait le flanc ouvert, les intestins pendant sur le sol.
    Mis dans l'impossibilité de tirer dans la crainte de blesser les chiens, La Brisée allait se décider à servir l'animal au couteau de chasse, quand ce dernier, tiraillait en tous sens, réduit aux abois, et se sentant à bout de forces, parvint par un dernier effort, à gagner la tourbière et se précipita tête baissée dans l'abîme entrainant avec lui ses plus mortels ennemis.
    "Tonnerre de Brest!" s'écria le piqueur en se précipitant à bas de son cheval pour se porter au secours des chiens.
    Il était trop tard hélas! le sanglier, poursuivant son œuvre vengeresse, s'était éloigné du bord et se trouvait hors de portée, il enfonçait peu à peu, et son petit œil perçant, lançait des éclairs en fixant la rive, sur laquelle restaient immobiles les témoins de cette scène étrange.
    Quelques instants plus tard, tout était terminé, les victimes avaient disparu à jamais, et la tourbière avait repris son allure endormie.
    Le retour fut triste; ne venions nous pas de perdre nos meilleurs chiens de tête. C'est égal, c'était un brave que ce ragot, et il est mort au champ d'honneur!

    (C.d'Amezeuil.1883)
    Il y a 2 jours
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    Il y a 4 jours
  • Webmaster uploaded a video.
    Il y a 5 jours